Auris Gestion - L’instant » nietzschéen des marchés
- CLUB PATRIMOINE
- 20 mai
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Par Valentin URRUTIAGUER, Responsable de la Gestion Cross‑Asset, Auris Gestion
Le 19 mars 2018, le journal Le Monde titrait « Le nouveau patron de la Fed Jerome Powell, à l’épreuve du feu face à Trump et aux marchés ». Jerome Powell s’apprêtait alors à présider son premier FOMC et à enclencher sa première hausse des taux (il les augmentera 4 fois cette année-là) face au retour de l’inflation. Le rendement de l’obligation à 10 ans US avait augmenté de 40 bps en un an et le baril de pétrole avait quant à lui progressé de près de 25%. A cette époque, les États-Unis, alors en pleine guerre commerciale avec la Chine, avaient eu recours au déficit pour financer leur croissance déjà robuste.
Huit ans plus tard, ce vendredi, le mandat de président de Jerome Powell a pris fin alors que le Sénat américain a validé la nomination de son successeur, Kevin Warsh. Ce dernier ne prendra effectivement les commandes de la Réserve Fédérale que lorsqu’il aura prêté serment. Jerome Powell conserve pour l’instant la présidence par intérim jusqu'à ce que Kevin Warsh prête serment comme nouveau président. Cette décision a néanmoins été contestée, sans que cela n’ait un impact, par Michelle Bowman et Stephen Miran, deux proches de Donald Trump, qui regrettent l’absence de limite temporelle pour cette présidence par intérim sine die.



