Marchés : entre espoir de paix et réalité géopolitique
- FIBEE
- il y a 7 jours
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Dans son analyse, Thomas Giudici, Directeur de la gestion obligataire chez Auris Gestion, décrypte une séquence de marché marquée par un optimisme fragile. Si l’annonce d’une réouverture du détroit d’Ormuz a déclenché un fort rebond des actions et une détente du pétrole, la reprise rapide des tensions rappelle la précarité du scénario de désescalade. Les investisseurs continuent pourtant de privilégier une issue favorable, malgré des fondamentaux encore incertains. Entre normalisation progressive des flux énergétiques et contraintes structurelles persistantes, les marchés évoluent dans un équilibre instable, oscillant entre soulagement… et excès de confiance.
Vendredi, l’annonce par l’Iran de la réouverture du détroit, combinée aux déclarations américaines évoquant des progrès significatifs dans les discussions, a assez logiquement provoqué un rallye boursier. Bien que ces développements s’inscrivaient dans le cadre du cessez-le-feu, en vigueur jusqu’à demain, les marchés ont rapidement embrassé le scénario d’une fin du conflit. Le pétrole a ainsi décroché de plus de 10%, le Brent repassant sous les 90 dollars, entraînant un puissant regain d’appétit pour le risque. Les marchés actions sont repartis à l’assaut de leurs sommets, avec des mouvements notables : les indices américains affichent désormais, depuis le début de l’année, une performance supérieure à leurs homologues européens. Mieux, le S&P 500 (comme le Nasdaq) a atteint de nouveaux plus hauts historiques, effaçant totalement la baisse du mois de mars, à la faveur d’une rotation sectorielle au profit des valeurs de croissance, et plus particulièrement des « Magnificent Seven ». Nous noterons par ailleurs qu’une nouvelle fois, les taux d’intérêt n’ont pas totalement suivi les marchés actions : bien qu’en baisse logique, ils restent encore sensiblement au-dessus des niveaux de fin février.



