Vincent Aurez (Figen AI) : « Les champions de l'intelligence artificielle ne conduisent pas sanspermis »
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Tribune de Vincent Aurez, président & co-fondateur de FIGEN AI.
Un cabinet en gestion de patrimoine de taille moyenne, quelque part entre Lyon et Clermont. L'an dernier, l'associé a signé pour une dizaine de licences d'IA générative, une par collaborateur, ligne budgétaire validée avec empressement. Cet été, il fait les comptes. Sur les dix collaborateurs équipés, trois l'utilisent vraiment au quotidien et vont bien plus vite sur leurs tâches répétitives. Les sept autres l'ont ouvert deux ou trois fois, sont tombés sur une réponse approximative, puis sont retournés à leurs tableurs et aux logiciels qu'ils connaissaient. Un collaborateur a même glissé dans une note client une information erronée sur le cabinet et a rédigé un document de conformité en dehors de ce qui est attendu. Les licences se paient tous les mois. Les voitures dorment au garage. Et les rares fois où elles roulent, c'est parfois l'accident. Ce dirigeant a un problème de permis plutôt que de logiciel.



