Auris Gestion - Banques centrales : un statu quo fragile sous pression inflationniste
- FIBEE
- il y a 5 jours
- 1 min de lecture
Dans son analyse, Romane Ballin, gérante obligataire chez Auris Gestion, décrypte une séquence monétaire marquée par une apparente stabilité… qui cache en réalité de fortes tensions internes. Si la Fed comme la BCE ont maintenu leurs taux, les divergences au sein des comités s’accentuent, notamment aux États-Unis où un camp plus restrictif gagne du terrain. Dans un contexte de croissance résiliente mais d’inflation alimentée par les tensions énergétiques, les banques centrales avancent avec prudence. Entre incertitudes géopolitiques, pétrole élevé et investissements massifs dans l’IA, les marchés restent soutenus… mais sur un équilibre de plus en plus précaire.
Sans surprise, la Fed a maintenu ses taux directeurs dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %. Toutefois, ce consensus sur les taux masque une montée significative des divergences au sein du comité, du jamais vu depuis 1992. Quatre membres se sont ainsi opposés au chairman J.Powell : le bien connu Stephen Miran, qui ne plaide plus pour deux à trois baisses de taux mais pour une seule, ainsi qu’un nouveau trio “faucon” (Beth Hammack, Neel Kashkari et Lorie Logan) favorable au retrait du « biais accommodant » dans le communiqué, mettant en avant le risque inflationniste.



